Hémorragiques : ces maladies se manifestent par des hémorragies (des saignements) qui, selon
leur localisation, leur répétition ou leur abondance, peuvent être plus au moins graves.
Habituellement, c’est lorsque le jeune enfant commence à marcher que l’attention est attirée
par des hématomes qui apparaissent après des chocs.
Héréditaires : on ne devient pas hémophile, on naît hémophile. Les gènes
de l’hémophilie se transmettent d’une mère "conductrice" à certains de
ses enfants.
Il existe deux chromosomes particuliers : les chromosomes sexuels X et Y. Ce sont eux qui déterminent
le sexe d’une personne, mais interviennent dans beaucoup d’autres domaines. Chaque personne hérite d'un
chromosome sexuel de chacun de ses parents.
La transmission de l’hémophilie s’effectue par le chromosome X (la production des facteurs de coagulation
impliqués dans
la survenue de l’hémophilie dépend du chromosome X)
Pour présenter les symptômes de l’hémophilie (saignements…), le déficit en
facteur de coagulation doit être important.
La présence d’un seul chromosome X "normal"
permet une production suffisante de facteur de la coagulation, ainsi :
A noter : Il existe des cas d'hémophilie non transmise mais d’apparition spontanée. Il existe également des femmes ayant hérité de deux chromosomes X présentant l’anomalie de l’hémophilie ; elles présentent donc les signes cliniques de l’hémophilie.
Il s’agit de molécules produites par le foie (codées par le chromosome X). Elles interviennent dans une chaîne de réactions biochimiques aboutissant à la coagulation du sang (désignée cascade de la coagulation). Si un "maillon" de cette chaîne est diminué ou absent, cela entraîne une diminution des capacités de coagulation, expliquant les hémorragies.
L’hémophilie A est due à un déficit ou une anomalie du facteur VIII de la coagulation
(encore appelé facteur anti-hémophilique A), elle affecte principalement les sujets masculins
(environ 1 naissance sur 5000).
L’hémophilie B est due à un déficit ou une anomalie du facteur IX de la coagulation
(également appelé facteur anti-hémophilique B), elle concerne également les garçons,
mais est plus rare (environ 1 naissance sur 30 000).
La France compte environ 5000 hémophiles (80% pour l’hémophilie A et 20% pour la B).
Non, elles sont variables en fonction de l’importance du déficit en facteur de coagulation, donc il existe 3 niveaux :
Une personne hémophile ne saigne pas plus "facilement" qu’une personne non
hémophile. Par contre, dès lors qu’un saignement existe, même minime, il va durer beaucoup
plus longtemps car le caillot sanguin, qui arrête habituellement
le saignement, est fragile et peu efficace en cas d’hémophilie.
Ainsi, le même traumatisme (choc, plaie, contusion…) n’aura pas les mêmes
conséquences : il pourra passer inaperçu ou être sans conséquence chez un sujet non
hémophile et au contraire être à l’origine d'un hématome important chez une
personne hémophile.
Si des traitements efficaces de l'hémophilie existent, ils nécessitent une mise en oeuvre
et un suivi bien précis qu’il faut respecter.
Dans chaque région existe un centre spécialisé dans la prise en charge de
l’hémophile : le Centre de Traitement
de l’Hémophilie (ou CTH).
Différents professionnels de santé peuvent être appelés à intervenir en
fonction des besoins tout au long de la vie d'une personne hémophile : médecins, pédiatres,
généticiens, hématologistes, biologistes, infirmières, kinésithérapeutes,
chirurgiens…

Source bibliographique :