Situation d'urgence

"Le plus vite est le mieux". En cas d'hémophilie, tout saignement doit être pris en compte le plus rapidement possible.

N'improvisez jamais.
Seuls deux cas sont possibles :

  • Si vous êtes sûr : agissez en conséquence.

    Par exemple : la personne hémophile, durant la pratique d'une activité physique, ressent une sensation de tension, de gêne dans une articulation; maîtrisant bien sa maladie, elle pratique une injection unique de facteur de coagulation et reprend son activité physique immédiatement (7).
  • Si vous n'êtes pas sûr : prenez l'avis d'un professionnel et suivez ses instructions.

En principe le traitement correspondra à l'administration du facteur de coagulation manquant.
La Posologie, le nombre de perfusions et leur espacement seront à définir avec le médecin.

Quand suspecter un risque hémorragique chez un hémophile ? (7)

Les circonstances suivantes doivent faire suspecter le risque hémorragique chez un hémophile (la liste n'est pas exhaustive, il s'agit d'exemples fréquents et classiques):

  • Tout traumatisme crânien avéré ou suspecté.
  • Toute perte de connaissance.
  • Un traumatisme violent, en particulier vertébral.
  • Un saignement de localisation potentiellement dangereuse (exemple : l'oeil, le plancher de la bouche, le cou, l'aisselle, la face antérieure de l'avant-bras, le pli de l'aine, la fesse, le muscle Psoas, la face postérieure du genou, le mollet et la paume de la main)
  • Des signes fonctionnels articulaires (douleurs, sensation de gêne ou de réplétion de l'articulation) feront évoquer une hémarthrose non constituée.

Toute suspicion d'un risque hémorragique chez un hémophile imposera l'injection immédiate de facteurs VIII ou IX.

Sources bibiographiques

  • (7)ANDEM. Prise en charge en urgence d'un patient hémophile suspect d'hémorragie. Septembre 1996.